Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 14:00



On attaque direct avec les tours Petronas, symboles de la capitale. On est ici dans un pays musulman, une grande quietude regne dans les rues, avec un melange des cultures, des peuples et des religions encore plus prononce qu'a Singapour...(ou il y avait quand une grande majorite de chinois)





Toujours au pied des tours Petronas, et leur architecture du futur  qui contraste avec de nombreux quartiers de la ville. Ca donne une impression de lance fusee. Elles renferme un immense centre commercial avec toutes les grandes marques evidemment, et tout le reste est occupe par des bureaux.






Dommage qu'elle ne soit pas cadree, je l'ai prise a la volée celle-là. Le petit parapluie Heineken se marrie a souhait avec la tenue traditionnelle...




L'inspiration reviendra t ' elle? Ca fait une assez longue periode ou je suis blazze des photos... Quand on assiste a une scène l'oeil vissé dans l'appareil photo, on vit les choses moins intensément... Apres on est content du résultat ou pas, mais on a forcémment laissé des grosses miettes en route.




Un des points forts de la Malaisie, c'est incontestablement la gastronomie, ou viennent se melanger les influences chinoises, japonaises, musulmanes, indiennes et j'en passe... La, je me suis arreté à ce  boui boui installé dans la rue, la présentation n'est pas la plus attractive, mais je vous assure qu'une fois dans le palais, ca papille un max!!





A  l'entre du quartier indien. Un grand moment de plaisir, c'est quand a la tombee de la nuit, les rues deviennent beaucoup plus calme, et l'Imam se met a chanter appelant les fideles a la priere... Un chant de toute beaute, empreint d'une grande purete. Cette voix entrainante, qui s'engouffre dans les rues environnantes pose le calme et la serennité. Qu'une seule envie, fermer les yeux et se laisser emporter. On voudrait que ca ne s'arrete jamais... Il faut le dire, ça fait  du bien tout simplement!  Comme si tout était rentré dans l'ordre. Un vrai bien etre dans tout mon intérieur, notamment apres les bains de foule de la journée. J'ai l'impression d'avoir ecouter le "Jacques Brel de l'Orient"... Effet thérapeutique garanti.




Le quartier Chinatown s'anime toute la journee jusqu'au soir, ou s'installe un vrai marche de la contrebande. Ils sont vraiment forts ces chinois! Pour moi les seuls achats se limiteront a des fruits qu'on a tout simplement pas chez nous. Les mangoustines (rein a voir avec les mangues), des fruits violets de la taille d'une tomate, une texture semblable a celle des litchis, et un gout bien difficile a decrire. Ou encore une sorte de pomme tres croquante sans peau, mais entouree d'une pellicule naturelle verte fluo bien sucree... Un regal!

 

                                             THAIPUSAM!!!    THAIPUSAM!!!    THAIPUSAM!!!

Voici un texte peche sur le net vous expliquant de maniere simple et conscise le principe de cet immense pelerinnage hindouiste. Ces quelques lignes  vous permettront d'apprecier davantage les photos qui vont suivre. Malheureusement, je n'ai pas ecris a ce sujet, mais l'atmosphere est gravee a jamais dans ma tete, et les photos devraient suffire pour vous plonger dans l'ambience.

Le 1er février, la ferveur mystique s’empare de Kuala Lumpur pour Thaipusam. Une importante fête religieuse en l’honneur du fils de Shiva où les hindous malais, pris de transes mystiques, expient leurs péchés en s’infligeant des tortures. Ce chemin de croix spectaculaire, à déconseiller aux cœurs sensibles, permet d’approcher le mystère d’une religion et d’une culture radicalement autres…

Célébrée par les hindous dans tous les pays où réside une communauté tamoule (Singapour, Thaïlande, Inde du Sud, Sri Lanka…), la cérémonie religieuse de Thaipusam est particulièrement importante en Malaisie, aux environs de Kuala Lumpur. Des milliers de fidèles témoignent durant toute une journée de leur foi pour le dieu Murugan, le fils de Shiva qui combattit le Mal, dont ils implorent le pardon pour expier leurs fautes. Ils l’honorent en défilant et en lui donnant des offrandes, mais aussi, pour certains pénitents, en s’infligeant des tortures à l’aide d’instruments contondants… C’est ce détail peu ragoûtant qui fait la particularité (et la renommée) de Thaipusam. Une préparation d’au moins 48 jours, à base de régime végétarien, abstinence et prière, est d’ailleurs nécessaire pour s’entraîner à supporter la douleur lors de la procession.
Thaipusam peut surprendre, voire choquer les Occidentaux que nous sommes. Sous ses apparences de défilé masochiste, cette fête est avant tout un témoignage étonnant de ferveur religieuse. De nombreux fidèles qui participent à cette célébration de Murugan sont dans un état de transe parfois difficile à supporter pour les spectateurs sensibles. C’est, paraît-il, la foi qui les transcende et la douleur qui les purifie.
La fête se déroule chaque année, au dixième mois lunaire du calendrier tamoul. À cette période, la constellation Pusam, qui symbolise l’étoile du bonheur, illumine le ciel. D’après la doctrine hindoue, ce jour du Thaipusam fait coïncider le soleil, la lune et les planètes qui, alignés, favorisent la spiritualité.
 
 
Le 1er février, la ferveur mystique s’empare de Kuala Lumpur pour Thaipusam. Une importante fête religieuse en l’honneur du fils de Shiva où les hindous malais, pris de transes mystiques, expient leurs péchés en s’infligeant des tortures. Ce chemin de croix spectaculaire, à déconseiller aux cœurs sensibles, permet d’approcher le mystère d’une religion et d’une culture radicalement autres…
 
Âmes sensibles : s’abstenir
Célébrée par les hindous dans tous les pays où réside une communauté tamoule (Singapour, Thaïlande, Inde du Sud, Sri Lanka…), la cérémonie religieuse de Thaipusam est particulièrement importante en Malaisie, aux environs de Kuala Lumpur. Des milliers de fidèles témoignent durant toute une journée de leur foi pour le dieu Murugan, le fils de Shiva qui combattit le Mal, dont ils implorent le pardon pour expier leurs fautes. Ils l’honorent en défilant et en lui donnant des offrandes, mais aussi, pour certains pénitents, en s’infligeant des tortures à l’aide d’instruments contondants… C’est ce détail peu ragoûtant qui fait la particularité (et la renommée) de Thaipusam. Une préparation d’au moins 48 jours, à base de régime végétarien, abstinence et prière, est d’ailleurs nécessaire pour s’entraîner à supporter la douleur lors de la procession.
Thaipusam peut surprendre, voire choquer les Occidentaux que nous sommes. Sous ses apparences de défilé masochiste, cette fête est avant tout un témoignage étonnant de ferveur religieuse. De nombreux fidèles qui participent à cette célébration de Murugan sont dans un état de transe parfois difficile à supporter pour les spectateurs sensibles. C’est, paraît-il, la foi qui les transcende et la douleur qui les purifie.
La fête se déroule chaque année, au dixième mois lunaire du calendrier tamoul. À cette période, la constellation Pusam, qui symbolise l’étoile du bonheur, illumine le ciel. D’après la doctrine hindoue, ce jour du Thaipusam fait coïncider le soleil, la lune et les planètes qui, alignés, favorisent la spiritualité.
 

:: À l’origine : un mythe religieux
Lors de Thaipusam, les hindous vénèrent le dieu Lord Subramaniam, fils de Pârvatî (sa mère) et de Shiva (son père), connu aussi sous les noms de Murugan, Skanda (ce qui signifie « semence »), Kârttikeya (fils des Krittika-s, les six pléiades d’une constellation stellaire) ou encore Târakajit (vainqueur de Târaka). Tous ces noms sacrés viennent d’une légende hindoue, dont il existe plusieurs versions.
Alors que le démon Târaka et son armée régnaient sur les trois mondes de l’univers, les hommes implorèrent Shiva de leur venir en aide. Ce dernier leur répondit que seul « celui qui pourra se saisir de sa semence aura le pouvoir de mettre à mort » ce puissant démon. Après un parcours chaotique, la semence du dieu, absorbée un temps par le dieu du feu Agni, se retrouva dans le Gange. La semence de feu se transforma en un enfant, Murugan, doté du pouvoir de vaincre le grand démon Târaka. Un dragon cracha une lance (le « Vel ») dont se saisit Murugan pour mettre bientôt à mort Târaka et éradiquer ainsi le Mal.

:: Transes mystiques et mystérieuses
En 2007, la fête de Thaipusam est programmée le 1er février. Elle se déroulera selon un rite immuable. À Kuala Lumpur, une statue de Murugan est transportée, la veille de la fête, sur un char tiré par des buffles et installée près des grottes Batu, où a lieu la cérémonie. Le lendemain, dès le lever du soleil, après des ablutions purificatrices, des centaines de fidèles préparent des offrandes au dieu et chantent des prières incantatoires qui, peu à peu, les font entrer en transe, aidés en cela par la fatigue du jeûne purificateur. La transe est d’une intensité telle que certains dévots s’infligent des tortures volontaires sans ressentir la moindre douleur : ils vont jusqu’à s’enfoncer de longues lances à travers leurs joues, des aiguilles dans la langue ainsi que des crochets dans le torse et le dos où pendent des citrons verts, symboles de pureté. Certains sont même affublés du « kavadi », une espèce de cage en acier très lourde, portée par un individu à l’aide de pics et de crochets plantés dans la peau !
Arborant leurs instruments de torture, les fidèles parcourent ensuite un itinéraire de 15 km (huit heures de marche environ), à partir du temple de Maha Mariamman, situé dans le centre-ville, jusqu’au temple des grottes Batu, où ils arrivent après avoir péniblement gravi 272 marches sous les yeux de la foule.
Dans le temple des grottes Batu se tient la cérémonie finale. Tandis que les musiciens jouent des airs religieux, les dévots en transe, la bave aux lèvres et les yeux vides, déposent leurs offrandes (fruits, fleurs, coupes de lait appelées « paal kudam ») au pied de l’autel sacré et des statues hindoues. Tous chantent, dansent et prient ensemble. Les pénitents retirent ici enfin leurs lances et crochets. Ils reviennent alors un par un à la réalité, comme dépossédés. Ils vous raconteront alors qu’ils n’ont ressenti aucune douleur. D’ailleurs, leurs plaies ne saignent pas. Un mystère total pour les scientifiques qui se sont intéressés à Thaipusam et qui ne semblerait s’expliquer que par la transe mystique.
Thaipusam dépasserait-t-elle les limites ? Beaucoup de gens, même hindouistes, le pensent. La fête, fort populaire, prend au fil des ans une allure de kermesse un peu commerciale. Mais, pour bien des routards (âmes sensibles s’abstenir), Thaipusam demeure le témoignage spectaculaire d’une foi intense, d’une culture radicalement différente.








 
La fievre religieuse monte a une vitesse exponentielle dans toutes les arteres de la ville, le char quitte un temple et forme un immense cortege qui va progresser toute la nuit et parvenir dans la matinee 11km plus loin sur le site des BATUS CAVES. Le ventre est deja presse comme par un etau, et la foule s'empresse de se lier au defile pour former une fourmiliere humaine ultra compacte. Il regne une grande exitation generale dans toutes les rues du centre.








Allez, on rentre maintenant dans le vif du sujet.


 

 

 

 

Quelques hamecons accroche direct dans le dos et les fideles y pendent un peu de tout, souvent des oranges ou citrons, noix de coco ou meme des cloches pour les plus enerves... Et dans 95% des cas, il n'y pas une goutte de sang, si c'est le cas, le fidele n'a pas ete tres sage pendant l'annee...

 

 

 





 

 

Le coupeur de coco, que les fideles donnent en offrandes. Sa maitrise de la machette est assez effrayante... Il craint "degain".

 

 

 

Il y en a qui partent loin, vraiment tres loin a tel point qu'on se demande s'ils reviendront un jour... Celui du dessous a bien bloque 15 minutes sans le moindre signe de vie... J'ai  pas attendu son retour pour bouger. Allez bon courage poulet!

 

 

 

 

 

 

 

 

 "les bandas locales" qui jouent quelques boucles vraiment envoutantes. Les porteurs de chars se lancent tres vite dans des rotations sur eux memes et dans des danses qui leur font vitre tomber le cerveau...

 

Le Monsieur est pose sur son trone, recouvert integralement de clou, il a le super pouvoir de calmer direct ceux qui sont embarques dans des transes trop agitees.

Bon j'en dis pas plus, je vous raconterai tout ca autour d'un bon vin  blanc que vous pouvez deja glisser au frais. A tres bientot, pour un article express sur la thailande. Des gros bisous a tous.

(La je suis a Darjeeling en Inde, et c'est un mechant "massala tea" brulant qui m'attend. Prochaine etape le Nepal.)

Tonton Greg 

Par greg - Publié dans : realisezvosreves
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 15:45

 Singapour, on connais le nom, mais on sait pas forcement de quoi il s'agit.  C'est l'extremite de la peninsule en Asie du sud ouest, "une ile" comme ils l'appelent qui est en fait une grande ville moderne avec son agglomeration. Un pays riche compare a tous les pays voisins. Egalement un carrefour de toutes les cultures d'Asie, donc de la bonne cuisine de tout les horizons, et une capitale culturelle, avec de nombreux musees et autres evenements artistiques. Apres cela, on rajoute des nombreux shopping center avec des prix defiant toute concurrence au niveau de l'electronique, un peu de fete, et on a bien resume le pays. On y vient en transit, 2 ou 3 jours, voir une semaine pour les enerves, mais ca ne fait en aucun cas l'objet de votre voyage. L'arrivee de nuit laisse cette impression de "ville du futur",  une sorte de stars wars, d'autant plus que tu atteris en "centre ville". Un aeroport ultra moderne, ce qui ne les a pas empeche de perdre mon sac.... 2h d'avion seulement nous separe de Bali, je croyais que ca allait etre un vol de formalite... Mais je me suis bien plante.  J'aide une vieille francaise de 87 ans droppee par son fils a l'aeroport, elle entend rien la pauvrette, elle parle encore moins anglais, alors je vous parle meme pas des fiches a remplir... Les hotesses australiennes vient droit vers moi appelant au secours, et c'est parti pour une session aide aux personnes agees... Elle commence par me demander une biere, et me semble du coup bien en forme la mamie. Mais alors quand vient le moment de manger.... la salade qui lui colle au dentier, et elle  a deux doigts de s'etouffer, les carottes c'est la cata, la tomate cerise, elle recrache la peau, et sa barre de chocolat, ca fait longtemps que je lui ai requisitionne!... je passe les 10 000 fois qu'elle a enleve son dentier, ( Bon appetit! )  je demande un yaourt, histoire qu'elle avale quelque chose, car apres singapour il lui reste londres puis paris la pauvrette.... Et elle est en super bad, jurant " qu'elle n'aurait jamais du venir ici!, qu'elle se sent mal, elle lutte pour respirer et semble en pleine agonie avec ses yeux fermes et leves droit vers le ciel..." Un serieux petit flip pour moi, car a l'evidence elle n'est pas en canne.... les graines de fruits de la passion dans le yaourt, c'etait pas la bonne idee, j'y fais donc boire de la biere pour rincer tout ca!!! ( on fait avec ce qu'on a ) L'hotesse est juste a cote, mais ne comprenant rien, elle sait encore moins que moi  quoi faire.... Moi je commence a prier Shiva, petit Jesus,  Allah et un peu tout le monde pour qu'elle tienne, (au moins jusqu'a Singapour...) parce ca va de moins en moins... Jusqu'a ce qu'on trouve la demi solution miracle, lui lacher une brosse a dent pour cleaner son dentier, ce qui la retablit sensiblement , moralement tout au moins. Plein de courage miss, parce que tu fais que commencer. Bali - Singapour, ca n'est que la mise en bouche.

A l'arrivee, les hotesses m'offrent la bouteille de rouge australien, elles ne pouvaient pas me faire plus plaisir, ca aurait ete les hotesses de Lan Chile, j'aurais peut etre ete plus "gourmand"...

J'arrive tel un clochard a l'aeroport de Singapour, avec ma bouteille de rouge mais sans mon sac qui est parti se ballader 3 jours a Londres...

 

Je devais y rester 2 jours, j'ai droit a un repos force. Et une fois mes bagages recus, il se trouve que c'est le week end.... L'occasion de sortir ma panoplie jean-chemise achetee pour la misere dans une frippe en Neo Zelande, et qui me permet de rentrer partout, partout, partout. L'occasion de retablir la balance,  c'etait pas vraiment ca les 25 premieres annees en France. Meme a l'Axye ils essayaient de me faire payer l'entree! ( il est vrai que le Dj est un peu en galere de cd...).

C'est donc parti pour 2 grosses soirees, avec Scrappy, MC El  deux gars rencontres a Bali pour le jour de l'an, et tout leur potos. Je me fais trimbaler dans tout les meilleurs spots avec accueil VIP et c'est de bonne augure, car on affiche ici les memes prix qu'a Paris.  Tempete au MINISTRY OF SOUND, une boite tres "glamour" que l'on retrouve a Londres et je sais plus trop ou... Une soiree a 400 km/h, ou tu vois rien passer jusqu'a que t'attrappes un taxi pour rentrer. Je suis pas couche que je resigne  deja la meme pour le lendemain.

Bon je pourrai vous montrer des photos de l'aeroport, de Little India ( t'es encore dans la bouche du metro, ca sent deja les epices...) ou encore de Chinatown. Mais pas beaucoup de photos, et beaucoup de retard pour le blog.

 

 

 

 

 

 

Par greg - Publié dans : realisezvosreves
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 11:40

C'est l'heure de tracer en direction de l'Est, de longer suffisament la cote afin d'etre "perdu", puis de plonger ensuite dans l'interieur des terres. Petit sac sur le ventre, gros sac sur le dos, le scooter a vitesse en pleine forme, et je bouffe du kilometre comme j'aime. Je l'ai peut etre deja raconte...Alors desole si je me repete. Mais c'est vraiment mon kif, que ce soit en moto avec ton sac, en deuch avec ta tente et ton hamac, ou encore mieux en camion avec "ta maison"( toutes tes affaires quelle qu'elles soient, surf ,ordi, golf, fringues...), il y a cette sensation de LIBERTE ABSOLUE qui s'empare de toi, et ce des que tu prends le volant. Rien de comparable. Les paysages qui defilent, seul toi qui as le controle, et n'advienne que pourra...( clin d'oeil a Sylvain et Juju )

 


 

La surprise ce jour la, sera dans un petit hameau bord de mer quand je m'arrete pour demander mon chemin dans un petit hameau en bord de mer. J' apercois quelques metres en contrebas une fumee epaisse et une forte odeur de poisson qui me torsade l'estomac. Et au premier coup d'oeil, j'ai tout de suite compris, il s'agit de mamas fumant du poisson frais. Le mot "photo" clignote dans ma tete comme pour un japonnais devant la tour Eiffel.

 

 

Ici, on ne parle pas anglais et c'est tant mieux. Depaysement assure, et rencontre au sommet... Les mamas qui lavent et fument le poisson peche par les hommes, puis les disposent dans des corbeilles tressees en feuilles de bananiers avant de les saler et de les envoyer au marche de Singaraja.

 

 

Aahhh ces rencontres qui te prennent le coeur et les trippes un peu comme des petites fourmis dans le ventre, je peux pas decrire exactement ce qui se passe dans ma tete, mais c'est fort. Et t'en veux toujours plus. Tout le monde a le sourire, et bien sur je demande a gouter le poisson qu'on embroche aussitot sur le premier bout de bois venu, avant de le mettre sur la braise ardente. Je lache au plus petit un bon morceau de "pain francais" que j'ai ete oblige d'acheter le matin tellement il se presentait bien. Bien sur, leur poisson "encore vivant" grille a la braise n'est pas comparable.

 

 

Un bain general de bonne humeur, de mouches, sans oublier les flaques de sang des poissons... On est pas bien la!??! Mon esprit divague jusqu'a ce que mes principes a 2 balles refassent surface... Et ca vient tout gacher. La journee commence a etre bien avancee, et  j'ai pas fait un cinquieme de ma longue route. Cette phrase est toute bete, et t'as beau lutter, ya rien a faire. Ma petite tete d'europeen stresse qui se remet en route et qui reflechit trop. Comme d'hab. Meme a l'autre bout de la planete. Ca fait 1h30 que je suis la, tout se deroule au top, et cet espece de nuage gris qui debarque et qui en deux secondes assombrit toutes mes pensees. Une sorte d'anxiete qui reprend ses droits. Et ca se met tout  a coup a cogiter dans me tete.

 

 

Le voyage, c'est avant tout  prendre le temps, ou speeder au choix, mais au moins suivre son instinct, son feeling? Et la meme en partant une annee, je n'arrive pas a me liberer de ces stupides imperatifs de temps... Alors que je me sens super bien ici, je pourrais encore passer une paire d'heures, voir apprendre et les aider, peut etre meme passer la nuit, voir encore aller pecher avec les hommes le matin... Ce sont seulement des exemples, mais il me manque ce petit "lacher prise" qui me permettrait de saisir encore un peu plus ces moments et ces rencontres.

 

J'enjambe le scoot et je reprend la route, avec un grand sourire neamoins, c'etait deja tres fort. Simplement je suis super cartesien, et ce sont la des choses qui m'echappent et que j'aimerais pourtant expliquer.

Je plonge maintenant dans les terres, avant de silloner  les routes de montagnes et d'atteindre un des toits de l'ile. La c'est une vue  imprenable qui s'offre a moi, avec le volcan sacre juste en face. J'arrive en fin d'aprem a Kunklunk, une des principales villes de l'ile, qui me laisse une belle impression seulement le temps de la traverser. Je dois malheureusement tracer si je veux pas rouler de nuit. Le cul bien en compote, et il reste pourtant 85km. Les flics sont vraiment tres cool a Bali. Alors que je m'arrete pour m'assurer de la direction, il me propose pas le cafe. .. Et comme si c'etait pas assez il me lance un "nice hair"! Enieme personne a me dire ca, mais deja le troisieme flic a le souligner. Quand un flic me dira en France "t'as des beau cheveux", je promet de tout couper pas par esprit de contradiction, mais tout simplement parce que c'est impossible.  La premiere fois, j'etais a contresens dans un sens unique. Il m'adresse  un large sourire, me dis que c'est pas bien ( j'explique que je suis desole, que chez moi on roule a droite...chose totalement inutile), et il rajoute egalement "nice hair" avec une attitude super amicale, avant de bloquer la circulation sur l'axe principal pour que je puisse m'elancer. Incomprehensible!

Le coucher de soleil sur les rizieres qui a bien fait plaisir.

Arrivee a Ahmed un tout petit village sur la cote Est, en meme temps que la tombee de la nuit. Accueil tres chaleureux d'une famille qui loue visiblement la chambre du plus petit. Rien a faire dans ce petit village face a la mer, a part  s'impregner du rythme local, et se deconnecter avec le temps.
Je suis venu ici pour plonger a Tulamben la bourgade voisine. Il y a ici une epave de cargo americain datant de la seconde guerre mondiale:    "Le Liberty", cale a 17 m de profondeur, en bord de plage. Pourquoi si pres? Apres avoir ete bombarde par l'aviation japonaise, il a ete remorque a quai, avant de couler definitivement suite a une irruption volcanique sur l'ile.

 

Ca fait au moins 3 ou 4 ans que je n'avais pas plonge... Petite apprehension avant l'immersion, surtout que le divemaster me parle  en anglais, et que je suis enrhume... Mais tout se deroulera bien au final mis a part une douleur a un tympan. Quel plaisir de s'engouffrer dans une epave! Voyage dans un autre monde, et dans le temps egalement!  Des coraux aux formes les plus abstraites, un petit banc ( une banquette ) de gros poissons qui m'entrelancent, me passant a un minuscule centimetre du corps et du nez ( qu'est ce qu'ils peuvent bien vouloir me dire ils pour me passer si pres...?), sans oublier une sting Raie qui s'est camouflee dans le sable, quand elle en a eu marre de notre compagnie. La surprise, tu laisses tomber un coquillage au fond d'un trou, et 2 minutes apres, tu as une creature mi plante mi crustace qui ressort la coquillage avant de redisparaitre dans sa cavite.
Je rassure mon "binome de plongee" Filou, ca a beau etre magnifique, je ne retrouve pas la visibilite, toute la diversite de la faune et de la flore, et toutes les couleurs eclatantes du Honduras. D'ailleurs ca manque de delirer sous l'eau avec un bon complice, du style s'arracher le detendeur a oxygene  ( pas de souci maman, on en a toujours un de secours..) ou s'envoyer quelques bulles d'oxygene dans la gueule. En gros Filou, vend ta moto, et viens plonger une semaine avec tonton greg.

J'apprecie particulierement cette partie de l'ile ou les locaux sont naturellement accueillants, souriants, spontannes et francs, ne cherchant pas a te vendre tout et n'importe quoi. Je fonce quelque villages plus loin histoire d'explorer les environs et d'assister a un dernier combat de coq... Ici, c'est bien plus facile, c'est tout les jours, sous la halle du village. Plus decontracte dans ce village, ici c'est le lieu de vie commune en quelque sorte, et pour ceux qui veulent jouer toujours un petit peu plus, il ya en retrait une boule ( roulette simplfiee ) a la place des dominos.

 

 

Je reprends la route pour Padang Bay pour y passer ce que je crois etre ma derniere nuit de "nomade" tout en me rapprochant de l'arrivee, Ubud. Mais en matant le coucher de soleil sur une petite plage isolee et desertee, je rencontre un couple de grecs, qui me surmotive pour aller aux iles Gili, au large de Lombok, l'ile voisine. Il suffit de vraiment pas grand chose pour dejouer tous ses plans... Le lendemain, c'est donc une journee Bateau, bus, bateau, avant de debouler sur une de ses trois iles paradisiaques.  Ma venue etait deja programmee a la base, mais j'avais tout zappe apres une serie de 3 bateaux qui ont chacun coule en 3 semaines... ( alternes egalement avec 2 crashs d'avion, PPDA vous en a parle au JT)

 

 

Et comme d'hab, aucun regret meme si j'ai lache 2 jours de transport pour 2 nuits et une seule journee sur place... Pas bien grave, car la seule activite ici, c'est de ne rien faire... 1h30 pour effectuer le tour de l'ile. Des plages de sable fin et blanc, des eaux translucides, des plages recouvertes par les coraux morts egalement,  3 noix de coco et 2 morceaux de bambou echoues ici et la, bref, des decors de cartes postales. Un vrai petit paradis, bien connu des guides touristiques cependant.

 

 

Et il est facile pour le Robinson Crusoe qui a le temps, de trouver son propre petit paradis parmi les tres nombreuses iles de l'archipel indonesien. Je suis pas assez debrouillard au point de pecher et cuisiner ma propre bouffe tout les jours. (Peut etre a la dynamite a la rigueur j'arriverais a attraper quelque chose...)

 

Une invitation a la paresse......

 

 

Un petit miracle d'avoir ce bout de visage en photo. Elle a commence par m'offrir un "jack fruit" en passant sans que je demande quoi que ce soit. J'ai accroche direct, trop bon! Mais apres pendant qu'elle vend a toutes ses copines, t'as beau shooter, elles ont l'art de jamais te regarder dans les yeux, evitant meme de trop s'exposer. Et elle a tolere les photos sans dire ni oui ni non, parce que j'y aivais achete son pochon de jack fruit auparavant. C'est l'islam qui domine sur cette ile, et sur toute les autres parties de l'Indonesie. L'appel de l'Imam tous les soirs a la tombee de la nuit est toujours tres joli a ecouter.

 

 

Au retour, j'ai droit au bateau le plus pourri de  ma vie, une cuisine et une cabine pour l'equipage qui t'effraient, ou se cumulent des annees de rouille et de crasse. Des toilettes avec vue sur mer grace a l'enorme trou dans le mur, vas y que ca crache et que ca vomit tout le long du pont, le capitaine qui avec le cul du bateau, tamponne plein fer le quai en pierre pendant la manoeuvre de depart! (un sacre boucan!), et une mer agitee sur la fin du parcours si bien qu'on a du modifier la direction.
Les 2 bonnes surprises, les dauphins qui nous ont fait la petite serie de plongeons au large, et un couple d'argentin rencontre sur le bateau. Lui est super interessant pour combattre le temps long, et elle... et elle, juste pour le plaisir des yeux tellement qu'elle est magnifique. J'avais oublie l'argentine, mais j'ai de nouveau le tango qui resonne dans ma tete!

 

 

Les rizieres sont de vrais paysages de cartes postales.  Je suis tomber juste apres la recolte, au moment ou l'on travaille les terres juste avant de les innonder a nouveau. Toujours les boeufs pour tirer la charrue ( et ses roues en bois ) dans les endroits les plus recules.

 

 

Je rendrai finalement le scooter avec 2 jour de retard, forcement le loueur etait content de me voir... Tu pourrais les baiser comme tu veux, on ne te controle absoluement pas le passeport quand tu remplies la paperasse, et on te demandes encore moins une caution.... C'est aussi le meilleur moyen de gagner le respect, et de faire en sorte que les choses se passent pour le mieux.

 

 

C'est ici a Ubud que se termine en quelque sorte le voyage a Bali. Il ne me reste plus qu'une journee pour faire 3 achats et envoyer un colis en france, histoire de lester mon sac.
Mon gros regret a Bali, ne pas avoir surfe une seule journee... J'ai vraiment deconne, et une fois que j'ai pris la route, tout est passe vraiment trop vite.

Mais je sais deja que je reviendrai en Indonesie, pour decouvrir les autres iles, et combiner pourquoi pas avec un bout des Phillipinnes.

"Saya mau makan mie goreng tolong", une derniere assiette de pates fries avec leur delicieux legumes verts bien croquants que l'on a pas chez nous... Je suis d'ailleurs bien con de croire que c'est la derniere, j'en trouverai partout en Asie.
Et je suis encore plus con d'avoir attendu mes deux dernieres heures avant l'avion pour essayer un massage indonesien. De la balle! On t'en propose 100 fois par jour, et tout les 50 metres...et moi j'ai attendu le dernier moment. En tout cas, 20 minutes le dos, ( je crois pas que ce soit un extra mais elle m'a meme masse les fesses!) et 10 minutes le visage. A refaire et plus longtemps la prochaine fois, une heure comme tout le monde.

 

 

 

                                                       "Sampai jumpa" Indonesia. ( A bientot )

 

 

La mamie qui tresse les feuilles de bananiers, ce qui deviens les barquettes pour les offrandes par la suite.

 

Et supplement photo dans un temple indous a Ubud... Parce qu'ils m'ont bien fait tripper les loulous.

 

 

 

Et pour finir en douceur...

 

Par greg - Publié dans : realisezvosreves
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 08:51

Ca y est, c'est l'heure de reprendre la route solo, et comme d'hab, ca me file une grosse patate! Une grosse semaine est deja passee, et ca manque un chouya de speed et de mouv"... meme s'il est vrai que la chaleur t'engourdit parfois, te donnant envie de rien faire...
C'est le moment pour moi de rendre le scooter, au plutot d'y annoncer que je le garde une semaine de plus et de negocier ferme... a tel point qu'il est un peu en panique, et qu'il appele son patron a deux reprises (il est vraiment inquiet sur le tarif!) pour savoir s'il peut le lacher ou pas...Banco! 10 euros la semaine...ou 120 000 roupies indonesiennes. Meme les quelques Balinais qui me demanderont plus tard combien j'ai loue l'engin hallucinent....Pourtant a chaque fois que je negocie ferme, ca reste toujours detendu sur fond d'humour, avec une bonne atmosphere. (1 euros = 12 000roupies = 2 mango juice de la mort...4 jus si tu fais le requin et que tu vas a l'happy hour!)  Une fois apres un repas mangue, j'ai pisse orange fluo desole pour les details...et un agreable parfum de mangue se degageait du bordel. Veridique! Mais la, je me suis dit qu'il fallait que je calme un peu... "Tu pousses le bouchon un petit peu trop loin Maurice!"


Je peux maintenant traverser l'ile au gres du vent, et voir les paysages defiler, il faut que ca deboule! Et mes premiers contacts avec les indonesiens des campagnes, les vrais qui ne parlent pas ou peu anglais!  Aaahhh! Que c'est bon! La maman et sa fille qui prepare les galettes de NASI GORENG (riz frit) avant de les laisser secher au soleil.

Apres ce sont les rizieres avec quelques paysanes qui fauchent, mais pas motivees pour les photos.. Je comprends...

Putain je suis dans mon element, le smile scotche, et la grosse gouache pour le Greg aujourd'hui. Le gros sac dans le dos et le petit sur le ventre, les villageois rigolent quand ils voient la degaine, d'autres hallucinent quand je leur demande ma route.

Allez on enchaine, prochain village, je tombe sur une ceremonie hindouiste, je sais malheureusement pas l'objet de la rencontre, ils sont pas tres bavards ici...

Un dernier arret au bouiboui en bord de route, pour faire le plein de gazole et de mangue... Et puis je prend la route pour de vrai car j'avance pas beaucoup...

Je retrouve egalement le plaisir du "2 roues" totalement oublie depuis 6 ans. 6 longues annees que j'ai vendu la moto pour acheter une Golf chez Maneche, mais appartenant a mon oncle... Seul les figeacois peuvent comprendre.
En tout cas, j'ai un scoot 125 cm3 a vitesse, suffisant pour envoyer quelques courbes dans les routes de montagne.  De la balle meme si a la mi journee j'ai  le cul en compote...

 

Arret pour decouvrir la cascade de Gitgit. Petite photo meme si c'est pas la vraie.... Je me suis fait baise, la vraie est 2 km plus loin, mais il l'on appele pareil, et ca marche, ils "attrapent" des touristes comme ca. Peu importe, ici c'est une succesion de plusieurs "cascadettes", et ca reste tout mimi.

La douceur de vivre a Bali n'est pas une legende, elle est bel et bien reelle. L'acceuil,  le rythme de vie, la decontraction des habitants, les sourires, ou encore la cuisine indonesienne... En revanche, on s'attend a voir des plages de reves, c'est pas vraiment ca... ou faut vraiment fouiller. Je m'attendais a debarquer dans une immense usine a touristes, pas du tout. Le tourisme est principalement concentre sur 3 ou 4 endroits. A part ca, ca reste a peu pres intact. Et puis le tourisme est en chute ici.

Pas de bol, je fonce au mauvais endroit, attire par la possibilite de voir des dauphins. Lovina est une longue bande de plages de sable noir, qui s'etire sur plusieurs kilometres au centre nord de l'ile, reunissant plusieurs villages de pecheur. Mais trop touristique!  Si bien que tout se monneye, et que ca rend les gens tres pesants, voir meme con pour deux ou trois qui m'ont vu debarquer, avant de me suivre longuement pour me proposer leur hotel. Exactement ce que je deteste... C'est vraiment rate pour cette fois les gars. Tout est organise pour le tourisme, et ya pas grand monde, c'est ce qui les rend un peu fous les pauvres. Mais a etre lourd et insistant comme ca, l'activite va continuer a degringoler. Bel exemple du mauvais impact que peut avoir le tourisme.

A peine tu sors la niffle de la chambre le matin, y en a deja 2 qui te font des signes pour te vendre des dauphins en bois et toutes les conneries que t'as absoluement pas besoin... J'aurai une belle mere, je dis pas non, mais la.... desole, je peux rien pour vous les amis.
Tu vas t'installer sur un banc en retrait pour avoir le calme et ecrire... et 3 minutes apres, y en a 4, une pour les massages, une pour les fruits, un pour les cahiers, et le dernier qui me demande "tu te souviens de moi?", le gars des dauphins en bois..... Et ils vont te demander directement... Ceux qui ont voyage connaissent la chanson.... On commence par te demander d'ou tu viens avant de te sortir quelques mots de francais, toi oblige d'avoir le sourire force, puis dans quel hotel tu es, qu'est ce que tu fais...le meme interrogatoire systematique avant d'arriver au moment de la vente... Attention petit bemol, ils sont jamais mechants. Simplement pesants. Et je pense que c'est rien compare a l'Inde ou peut etre la Thailande.

Bon alors les dauphins? C'est un spectacle magnifique quand ils envoient leur serie de plongeons bien groupes et synchronises, suivant une courbe imagianire des plus majestueuses.  On peut pas parler de "perfection", un terme bien trop materialiste, mais la "purete" c'est bien le mot qui vient dans l'esprit de chacun. Ya pas d'autre mot qui puisse correspondre davantage. Un  PUR MOMENT!!
Je suis quand meme reste plante 2 jours dans le coin pour vivre cette minute de magie.
C'est un peu au bonheur la chance, et ca depend de la meteo et de l'emplacement de ton bateau.

Le spectacle peut durer jusqu'a 10 minutes au lever du soleil si t'es chanceux. 2 jours plus tot, un couple de francais les a vu a 10m envoyer un backflip, chose rare... Moi j'etais a 100m. Ca fais un peu mal au coeur quand tu les vois au milieu de cette horde de bateau, mais tu retrouves le sourire quand tu les vois accelerer. Il ne leur faut pas une minute pour disparaitre tandis que la meute de bateaux tente desesperemment de les poursuivre... En vain au vu de leur petit moteur.

 

L'aprem, j'ai ete voir mon premier combat de coq apres avoir pris un local en guise de guide. Un peu force, tant c'est perdu dans la campagne et tant tout se monneye dans cette "mauvaise" partie de l'ile. Une succession de petits chemins de terre, qui laisse la nette impression de chercher une teuf dans les bois. Et quand tu arrives dans cette arriere cour de ferme, tu te dis, "la, j'y suis dans le bordel".

 

2 mamas en retraits qui vendent de la bouffe et des boissons, et apres que des gars, du  plus jeune au plus vieux, de celui qui a la prestance du joueur, avec la liasse, la chemise, une jolie montre et  3 bijoux au  'plus paysan' avec la clope au bec, flottant dans de vieux habits, et preparant son coq avant le combat.

 

 

La, ils fixent une lame en fonction de la longueur de la patte du coq, rien que tu vois le joli petit etui dans lequel ils fourrent toutes les lames, t'es confiant sur le matos: c'est tranchant comme un rasoir.

 

 


Encore en retrait, un atroupement plus petit ou l'on semble jouer davantage (de tunes), mais aux dominos.

 

 


On commence par armer les coqs d'une redoutable lame a la patte, et puis vient le moment des presentations et de la prise des paris.  2 ou 3 gars commencent par parier sans grande conviction, puis quand les maitres mettent les coqs face a face... c'est l'engouement general. Ca releve les paris de tous les cotes dans un desordre le plus total. Qui? Combien? Pour lequel? J'aurais beau parler indonesien, je n'en retiendrais pas la moitie. Les paris peuvent monter parfois jusqu'a 1 million et  plus encore... ! 1 million de roupies, c'est 100 dollars, une somme astronomique dans ces campagnes.

 

 

On laisse ensuite les coqs s'echanger un coup de bec histoire de les enerver, et de dresser leur crete. La pression se manifeste aussitot sur le public et sur les joueurs qui scandent la couleur du coq qu'ils supportent. La tension generale monte en fleche. Ou plutot l'exitation. Tout le monde s'entasse autour des 4 cordes qui delimitent l'aire du combat, a la maniere d'un etau qui se resserre.
Les proprietaires relevent une derniere fois les coqs qu'ils presentent au public, le bras tendu en l'air. Comme un gladiateur qui brandit son arme avant le combat. Les memes traits de visages, confiants et enerves ( sauf que les loulous ne se mouillent pas beaucoup..). Quelques hochements de tete provocateurs pour relever un peu plus l'enthousiasme du public.

Les plus superstitieux trempent leur index dans le sang gisant sur la terre, avant de le deverser dans le bec de leur "bebe". Surement pour lui donner un dernier coup de boost, et pour decupler son envie de tuer...


Puis on lache les betes, un grondement s'eleve, et l'affrontement peut commencer. Premier contact, on hurle. Et a chaque contact par la suite on hurle un peu plus fort, ce qui rythme la cadence du combat.

 

 


C'est  parfois tres rapide, et tu vois pas vraiment ce qui s'est passe si t'as pas un oeil averti. Et les deux premiers combats, je n'arrivais pas a differencier un coq de l'autre... Les memes couleurs! En ce qui me concerne, j'ai plus l'oeil avise pour reconnaitre les blancs de poulets en barquette... Apres, je sais pas s'il ont eu pitie du gringo, mais ils ont eu la bonne idee d'opposer un blanc face a un noir.

 

 

Dans un style tres aerien, le blanc qui foudroit le coq noir avec une lame tres bien placee. Il  se relevera par fierte, avant de  tituber quelque centimetre, et de mourir en silence. C'est l'estocade finale.  On les revoie dans la photo suivante, mais c'etait la minute avant.
D'autres fois, il y a de jolis renversements de situation separes par des rondes d'observation entre les coqs. Un coq peut se faire doser pendant une longue minute voir tout le combat, puis un sursaut d'orgueil et il peut placer le coup de lame fatal...

 


 

Mais le combat ne doit pas trainer. Si ca prend trop de temps, que les coqs sont un peu timides, ou qu'on arrive pas a les departager, on les enferme cote a cote dans une cage en osier pour un dernier round de corps a corps. S'ils sont deja departages, on peut laisser le vainqueur porter l'estocade, ou le coup de grace.

 

 

Et d'autres fois, c'est pas la peine...

 

 

Une seule fois j'ai vu un match nul, une issue qui reste relativement rare.
Le perdant est acheve avant de nourrir une famille le soir meme. Le gagnant aura le droit de rejouer, une fois qu'il aura ete soigne. Il combattra ainsi jusqu'a ce que la mort viennent frapper a sa porte, exactement de la meme maniere que les gladiateurs autrefois. Bien ou pas bien, c'est autant traditionnel qu'illegal en Indonesie. C'est pourquoi ces rencontres se deroulent dans des endroits recules pour prevenir de l'arrivee des flics. Et puis s'ils debarquent, c'est 1 gros bakchich et  l'affaire est close... En tout cas, moi j'ai kiffe l'atmosphere, et desormais vous me verrez plus souvent roder autour des volailles, le samedi matin au marche place vival...

Le lendemain, j'ai eu droit a une petite sortie a l'hopital de Singaraja, pour rencontrer le docteur "Gigi". Je me suis pete un petit bout de molaire en mangeant, l'occasion d'experimenter le dentiste indonesien. Il avait pas vraiment l'oeil confiant le bougre et je remercie fort son assistante qui a su lui expliquer ce que je voulais. ( De la pate en attendant des vrais soins en Malaisie.)  Ils se chuchotent 3 ou 4 minutes a l'oreille pour preparer la pate magique qui substitue le bout de dent. Puis apres avoir tout repare, il me donne rendez vous a son cabinet le soir, car il n'a pas la machine a secher la pate a l'hopital... Quand je me pointe le soir venu, premiere surprise, c'est un autre docteur "Gigi", "gigi" signifiant dentiste. Il me voit venir. Mais moi aussi je le vois venir l'animal avec son oeil qui brille. Il me demande 20 euros! pour la minute de sechage! Alors je le gratifie d'un large sourire lui faisant comprendre qu'il peut se les mettre bien profond l'encule...

Du coup je m'arrete aussi sec au boui boui du coin de rue ou j'ai deja mange la veille, et ou j'ai rencontre Uayan Kartini la petite boss au centre ( elle ne sait pas l'ecrire, mais elle connait son nom) Ketut Alit qui ecrit et "Roni" le plus petit, ainsi que le surnomme ses copains de rue. On communique avec 2 mots d'anglais, 5 d'indonesiens, et un peu avec les mains.

 

 

Apa kabar? Comment ca va?
Dimana diruma? Ou maison? voila pour les questions stupides...
Kamu mau makan? Tu veux  manger?
Selamat siang  bon appetit
Chapa nama anda? comment tu t'appeles?
Boleh saya foto? Je peux prendre une photo?  tout bete, mais ca les fait toujours delirer de voir leurs cabines en photo.

Rencontre qui fait autant de bien que de mal... Hier quelques bonbons et 2 ridicules petits billets. Aujourd'hui une assiette et la monnaie. C'est peut etre pas la meilleure des aides,  mais j'ai beau avoir reflechi un bout la veille, comment faire pour leur donner un coup de pouce qui puisse les aider durablement dans le temps?
Lacher 2 euros d'un coup, meme si ici c'est enorme, ca ne va pas les aider en quoi que ce soit.
Leur acheter un sceau une raclette et du produit vitre pour laver les pares brises au feu? Ici il ya davantage de scooter, et a moins d'escalader les capots brulants, ils sont trop petits.
Bref ca fait mal au coeur de les laisser en plan apres le repas... Si vous avez des idees, bazardez les moi, parce que j'en rencontrerai malheureusement d'autres des enfants de la rue. 

 


 

Bref je quitte les environs sans avoir pu donner le petit coup de pouce, le petit truc qui les fassent travailler, et qui leur permette de manger un repas quotidien sans trop galerer.

Etape le lendemain aux bassins d'eau chaudes, Air panas banjar, plusieurs piscines d' eaux sulfuriques, entourees de jardins tropicaux-coco..... Je reve davantage d'eau fraiche compte tenu de la chaleur, mais le cadre est tres sympathique.

 

 

 

 Bon la je vous gave de photo, parce que la suite de mon voyage a Bali, vous n'aurez que le texte....!

Plus de la moitie du gravage a plante, donc j'ai perdu des putains de photos a jamais. En plus, j'ai chope un virus sur une des memory card, je savais meme pas que c'etait possible... Je regrette mon vieil archos disparu a La Paz... Plus pratique et tellement plus efficace.

A titre d'exemple les "photos cartes postales" des paysans qui travaillent dans les rizieres (pieds dans l'eau, reflets, charrue avec les boeufs...., toutes les rizieres plus belles les unes que les autres, le micro village de pecheurs avec toutes mes copines mamas qui fument le poisson frais, couchers de soleil, et port au lever...Bref la totale! Dans ton cul Lulu... Il reste les souvenirs, c'est sur, mais je vous assure que ca met la rage....

 

Un petit apercu des jardins qui entoure les bassins, et toujours cette vegetation epoustouflante. Je vais transformer la maison en rentrant....

 

 

Direction maintenant le seul et unique temple bouddhiste de l'ile, Brahma Vihara Arama... Et il n'y a pas de communaute de moines vivant ici, et la meme dans les temples hindous, ou les fideles ne se rendent que pour les ceremonies, ou pour les prieres accompagnees d'offrandes. Voila pourquoi le delire de passer le reveillon dans un temple etait un peu stupide. Du moins, Bali n'est pas la bonne destination pour cela.

 

 

 

Tres sympa, meme si je sais d'ores et deja que j'en verrai des plus jolis entre la Thailande, la Birmanie et l'Inde.

 

Par greg - Publié dans : realisezvosreves
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 15:54

Alors que je passe ma derniere nuit en Australie, un gars debarque dans ma piaule -dortoir avec son surf et un petit sac, autour de 4h du matin, heure peu commune pour une arrivee dans un hotel...
Il ne m'a pas bien derange car j'etais couche depuis 10 minutes seulement, mais petite discussion au matin pour en savoir un peu plus, d'ou il vient et qu'est-ce qu'il fait... On pourrait classer cette anecdote dans la rubrique "Le monde est petit". Apres avoir choppe le meme hotel, puis la meme piaule, il se trouve qu'il prend le meme avion le soir  pour Bali, et on se retrouve au fond les 2 sieges cote a cote. Rien d'extraordinaire, juste des coincidences qui arrivent frequemment  en voyage.

 

Arrivee a l'aeroport de Denpasar, premiere fois que je foule le sol Asiatique. Et ca commence avec       l' INDONESIE. Rien que le nom, je sais pas ce que ca vous inspire, moi ca m'inspire la douceur... Ce pays est un archipel comptant pas moins de 17 000 iles..... Sumatra, Java et la capitale Jakarta, Kalimantan, Sulawesi, Bali, Lombok et Maluku pour les plus grandes et les plus "connues".
Jamais un pays n'a connu une telle diversite et une telle unite a la fois, seule l'Inde doit pouvoir rivaliser dans ce domaine. A part ca, j'ai beau reflechir, et en parler avec une locale, je vois pas. Bouddhistes, Chretiens, et plus majoritairement Hindouistes et Musulmans cohabitent ici en totale harmonie. Seule ecart a cette synergie, l'attentat de 2002 qui n'est pas pret de se renouveller, compte tenu de l'impact tres lourd sur l'economie du pays. Meme tard dans la nuit, je ne sais pas combien d'avion ont debarquer ici aujourd'hui, et beh on a droit a un accueil sans egal n'importe ou dans le monde. Le sourire des hotesses te fais fondre sur place, meme les flics ont un large sourire naturel et amical. Tout ce joli petit monde pourrait en avoir plein le cul, gardant en tete la seule envie de rentrer se coucher... Mais ici, ca ne se passe pas comme ca.. Bravo a eux.

 
01h00 du matin.


Aussitot les portes de l'aeroport ouvertes, tu es saisi par un doux parfums d'Asie. Ca y est, j'y suis!
Les encens (je les vois pas?) melanges a l'odeur si particuliere de leurs cigarettes laissent flotter une senteur epicee tres agreable.   A cela rajoutez  la chaleur et l'humidite de fin de soiree, c'est un regal!
Tu es plonge direct dans l'atmosphere indonesienne dont tu n'ennivres tres rapidement. Ces petites silhouettes colorees, les tetes coiffes d'un turban, et les costumes traditionnels amples et colores.

 

Je laisse Jonathan l'Australien gerer l'arrivee, il parle mieux anglais et surtout il vient ici pour la 4eme fois... Grosse erreur! Il fait l'Americain ce con! Premier rabatteur avec des chambres a 10euros, il fonce droit dedans et premier taxi la meme sans se soucier de demander les vrais tarifs aux locaux... Il est ici en vacance, il a tout a fait raison,  mais moi je suis en voyage et meme si je suis pas a 10 euros pret, je peux pas penser comme ca, et encore moins un an durant... Il se retourne vers moi avec un grand sourire et me lance un "it's cheap!" tel un vainqueur! Et moi je baisse la tete tel un gros looser.... Derniere fois de ma vie que je laisse gerer l'arrivee dans un pays par quelqu'un d'autres...
Meme si c'est toujours "jour d'enculade" le premier jour dans un pays... Ton premier taxi ou bus, ton premier hotel, ta premiere bouteille d'eau... t'es oblige de te faire donner a un moment donne. Il debarque avec son surf et 3 petites merdes, pret a tout acheter ici, 22 ans et plein de fougue. J'annonce rapidement que le lendemain je quitte cet hotel qu'il s'appretait a squatter toute la semaine. Il est cool, mais on frole la sodomie a chaque instant avec lui.

 

 

A part ca, j'ai jamais eu un hotel aussi joli, voila la vue au devant de la chambre avec une vegetation luxuriante, et meme la douche de la piscine tu la prends en photo tellement qu'elle est "exotique".

Une douche en speed, et vite une premiere ballade pour s'impregner encore un peu plus de l'atmosphere chaude et agreable malgre l'heure tardive. Le premier bain de sourires, et les premiers echanges, tres sympa au depart, puis rapidement enervant tant on t'interpelle a chaque coin de rue. Et toujours pour les memes choses: " hotel, hotel!, taxi, taxi! Magic mushrooms! Motorbike! Young ladies..."  "Young ladies" ce gars qui te propose ca tout decontract' avec un sourire comparable a celui du diable meriterait le pire des chatiments... Mais je ne suis pas sheriff, et je ne suis pas chez moi. Et j'ai bien peur de faire face a ce genre de situation trop frequemment au cours de mon periple en Asie.

 

 

 

Ca c'est les temples ou les hindouistes deposent les offrandes (canang) plusieurs fois par jour. Chaque maison en possede un, ca va de la "paniere" en feuilles de bananier tressees, jusqu'au gros temple qui etre partage par plusieurs familles.

 

 

Les offrandes, c'est les petites barquettes que vous apercevez a l'interieur, il s'agit souvent d'un assortiment de fleurs, de quelques grains de riz, une galette ou deux, parfois un mentos, de quelques tranches de fruit, et ca fait le bonheur de quelques poules evadees, ou d'un rat plus malin que les autres. Ils en mettent pas seulement dans leurs temples, mais partout pour chasser les mauvais esprits: au milieu de la route, sur les trottoirs, devant les vitrines des magasins, dans les escaliers, au devant des maisons.... Bref il y en a partout, meme la ou tu t'y attends le moins, et il y a toujours un touriste pour en percuter une!... situation toujours embarrassante pour lui, ramassant tout gene les grains de riz,  le reste du contenu, et essayant de reconstituer au mieux la barquette. J'en rigole en tant que spectateur, mais moi aussi j'ai eu mon heure de gloire dans la cour d'un hotel. Aucun temoin, meme si je m'en voulais sincerement.

 

Il me faudra a peine une heure de ballade pour checker un hotel 4 fois moins cher, sans piscine mais avec autant de cachet, et tellement plus chaleureux... Quand tu te leves le matin, les sachets de the qui t'attendent sur une petite table devant la piaule avec une thermo d'eau chaude... Le MUST pour moi qui suis gros buveur de the, il n'y a rien qui puisse me faire plus plaisir.
La seule vraie difference avec le premier hotel, c'est qu'il n'y a pas de PQ... mais un pot en plastique. Alors soit t'es borne, et tu vas acheter ton PQ, soit tu le fais "a la locale".... T'y vas franchement timidement la premiere fois, t'arrengeant pour faire tout ca juste avant la douche... Et puis ya les "bienfaits" du riz, qui te permettent d'espacer les sessions, et de garder ton culcul quasi tout propre...
Pour les imbeciles qui n'aurait pas compris, OUI j'Y AI MIS LA MAIN!  et on s'y habitue meme tres vite, c'est carrement plus propre quand c'est fait avec de l'eau plus qu'avec notre vilain papier.
Prochaine teuf a la maison, je planque le PQ et je met un barrique d'eau avec un petit pot qui flotte... Au moins chacun se fera son propre avis...

 

 

Un coucher de soleil a Kuta.

La meteo c'est pas trop ca les 3 premiers jours, en meme temps, c'est la saison des pluies donc rien de plus normal. La cuisine indonesienne est un regal, ou plutot une liberation apres l'Australie.

 

 

Pas de "nounou" pour ce jeune, il faut s'occuper en attendant les 5 ans pour commencer l'ecole. Il arrive de voir des femmes amener les brouettes de ciment, ou encore manier la betonniere.

Je decide de passer finalement le reveillon dans le bordel de Kuta, LA station touristique de Bali, ou s'entrechoquent magasins de souvenirs, hotels bars et boites tout ca a proximite de la plage. Soiree commencee sur la plage avec Scrappy, un singapourien, et terminee en boite ( entree gratuite grace a son ami MC... ). Bonne soiree, mais rien d'exceptionnel ( je chie tres fort sur les reveillons...) simplement j'ai echappe a la tempete de bises et d'hypocrisie que je peux avoir avec mes clients en station. Pas de feux d'artifices non plus, ou un tout petit sur la plage que je ne me suis pas donne la peine d'aller voir, et surtout pas de bombes... Ils ont choisi Bangkok cette annee.

 

Le premier janvier sera au top, commencant avec une douche sous la pluie diluvienne, (il manque la riviere et on se retrouve dans la pub Tahiti...).  Ensuite une locale, Tiara avec qui je vais finalement passer presque une semaine. Direction le resto en maillot de bain sous le deluge, et a travers les rues innondees. Ca sera les premiers crabes de ma vie (2 euros), et le debut d'un vrai chantier! Comme c'est carrement bon le crabe, on est a des annees lumieres du Surimi "marque repere"....mais qu'est ce que c'est chiant a manger... Tu l'as pas vole ton petit bout de chair quand tu parvient a l'extraire. Dommage que ca n'ait pas la forme d'un gros steack! Ca changerait la donne. Et apres tu as beau te laver 5 fois les mains, et aller 2 fois aux toilettes.... ya rien a faire, ca sent toujours le crabe!  Moralite:........

 

Tiarra est une indonesienne de Jakarta, elle aussi en vacance a Bali, elle aussi membre de Hospitality club, un site internet principalement axe sur le couchsurfing. Tu peux rencontrer des gens de partout dans le monde, qui t'heberge ou que tu heberges... Nous on a decide de faire un coup dans ma piaule, un coup dans la sienne... Apart ca, on est sur la meme longueur d'ondes. C'est donc parti pour quelque jour ensemble a la decouverte de Bali. Elle a 29ans, un bon taf et a deja voyage en Europe, ce qui  signifie qu'elle n'est pas avec moi pour la tune. J'ai un gros blocage psychologique avec ces couples europeens-indonesiennes, allant parfois jusqu'a 30 ans de difference et avec, il faut bien le reconnaitre un gros dollar qui unie la femme a l'homme...en tout cas plus frequemment qu'une veritable attirance ou affection.

J'etais motiv' pour aller aux iles Gili, 3 petites iles paradisiaques au large de Lombok, et voir par la meme occasion la face musulmane de l'indonesie, Bali etant principalement hindouiste. Mais 2 crashs d'avion, et 3 bateaux coules sur les 15 derniers jours, ca demotive meme le plus fougueux d'entre nous. Ici pas d'avis de tempete concernant la meteo, et pas de regles de securite en terme de chargement.... On rentre donc un max de camions et de marchandises dans le bateau, et on decolle ensuite...

Decouverte de la pointe sud pour commencer, Dreamland, un spot pour surfers et une belle plage au pied des falaises, puis de Nusa Dua ensuite. Ce havre de paix offre quasiment une vue a 300 degres,  et les locaux sont d'une tranquilite et d'un calme a toute epreuve. Ici on ne t'harcele pas tout les 5 m pour te proposer un massage, un transport, un bracelet ou des lunettes de soleil... Mais impossible de rester dans les environs, ce sont tous les clubs meds et autres grandes residences hotelieres qui sont implantes ici.

Petite plage, des falaises qui separent les jardins de la mer, des temples, des sousbois....le calme et le silence. Tu respires...Tu te sens bien. On est tres loin du bordel de Kuta et de ses hordes de scooters envahissant les rues et souvent meme les trottoirs! Moment propice pour une lesson de Bahasa (indonesien). C'est facile et c'est tellement plus sympa quand tu vas te perdre dans la pampa de parler quelques mots bien a eux.

 

Les feuilles de bananiers servent a confectionner des barquettes pour les offrandes, des panieres pour toutes sortes de marchandises, ca fait egalement assiette et j'en passe.

 

Le lendemain, tracage a Denpasar, la capitale de l'ile avec les transports en commun, ce qui laisse le temps de divaguer a mon esprit, et d'etre entoure de locaux. Passage inevitable au marche, ou apres 4 jours passes sur l'ile, je me sens pour la premiere fois totalement en Asie. Des odeurs, des couleurs, des formes, des fleurs et des fruits encore jamais vus.... je vais pas me repeter, mais les marches, c'est toujours un grand moment. Tiarra tient absolument  a s'occuper solo de l'achat des fruits, et me largue a l'entree du marche, et il me faut pas faire plus d'1 minute pour aller brancher mes copines " mamas". Et c'est une guerilla de sourires et d'allegresse qui commence...en attendant que Tiarra me ramene un kilo de mangues en 50centimes d'euros le kilo. Et quand tu poses ca dans ta bouche..houlalalala mon frere! CA PAPILLE! Un vrai voyage gustatif. Elles sont bien trop sucrees et savoureuses pour  les devorer en bon barbare comme j'aime. Le respect s'impose de lui meme. Pourtant quand tu mets une tranche dans ta bouche, je t'assures que dans ta tete, la mangue entiere est deja finie, et que tu penses deja a la suivante...

Il est temps de bouger reellement, de faire les sacs, et de mettre les voiles. Envie d'evasion apres ce marche, je m'eclates a vadrouiller tout les jours, et quand je reviens au camp de base... je suis blazze. Kuta, c'est bien pour la fiesta, nada mas, et la bamboula je l'ai deja faite en Australie.

Autre anecdote dans la serie "le monde est petit", la rencontre d'une figeacoise pas revue depuis 5 ans au moins, Cecile Krukpa et son copain Herve. Import export d'artisanat asiatique, 8 mois par an a tirer sur les marches de Rocamadour l'ete, et le reste en Asie a souffler et a se reapprovisionner... Je serai amene a les revoir dans le nord de la thailande le mois prochain.

 

 

 

L'etape suivante se fairt a UBUD, la capitale artisanale de l'ile. Un vrai petit Eden, mon coup de coeur a Bali meme si ca reste la deuxieme grand centre touristique de l'ile. Ici, ya pas la plage, mais c'est infiniement plus calme, plus joli egalement, une vegetation abondante et des rizieres dans et autour de la ville. Et la plus belle chambre d'hotel de toute ma vie, je veux la meme a la maison! Murs et plafonds couverts de bois tresses, portes et fenetres en bois sculptes, jolis mirroirs, ventilateur au plafond, et lumieres tamisees... Humm! Ca respire la serennite. Surement parce que je suis accompagne, seul, je ne sais pas si j'aurais ete serein longtemps!

 

 

Le lendemain, ballade a la foret des singes avec 2 expatries francais qui ne reviendront surement jamais en France, ou sinon pour des vacances... La foret des singes, c'est toujours un peu "con-con" mais ca fait bien plaisir de les observer, d'autant plus que le cadre s'y prete entre les temples et la jungle tropicale.

 

 

L'aprem, visite du temple Sunung Kawi, depaysement assure dans ce temple hindouiste entre l'architecture, les bassins d'eau charge de poissons, les jardins et toute sorte de vegetation exotique.
Je vous laisse visiter...

 

 

 

 

 

Ah quand tu dis que t'es francais... si c'est pas une fois sur 2, c'est une fois sur 3, que t'as droit a la remarque Zinedine Zidane. A l'evidence il a marque les esprits. C'est bel est bien une legende, tu peux trouver son maillot PARTOUT. Je n'ai pas vu la coupe du monde avec le meme angle que vous, donc je n'ai aucune idee de l'impact mediatique suite a sa retraite. Mais je sais pas s'il aura une retraite si tranquille...

 

Et le simple plaisir de venir jusque la,  traversant un bout de l'indonesie traditionnelle, le vent dans la gueule a meme temps qu'un petit massage dans le dos. Scenario vraiment pas degueulasse! Tout le long des routes de campagnes, on peut voirdes familles travailler et sculpter le bois dans leur "maison-atelier". De bien belles images qui s'enchainent ( meme si ca fait toujours mal au coeur de voir des enfants travailler si jeunes) alternees parfois avec des paysans qui reviennent des terres.

 

 

Et ces femmes qui paraissent si fragiles tant elles sont fines, transportant des tas de branches de bois sur la tete sur des kilometres en pensant a quoi? Definitivement, je crois que dans ces moments la qui rythment le quotidien, ils ne pensent pas. Elles avancent,les traits du visage impassibles, avec un regard si dur et si profond qu'elle pourrait voir a travers les montagnes. Quand tu les croises en scooter, yeux dans les yeux, elles te transpercent du regard. Trop dur a soutenir. Je voudrais avoir une photo de ca pour illustrer, mais rien que d'y penser, je me sens un peu con. Je trouve la mes limites en photo, un cap qui me parait infranchissable, un desir de photo qui me semble totalement absurde dans ces moments la. Quand c'est trop fort. (Peur, honte, respect, ou stupide tout simplement?? Je sais pas) En tout cas si j'inverse les roles, je marne a pied avec un de bois sur la tete pendant des kilometres, et un touriste debarque en scooter, avec ses lunettes de soleil, ses beaux habits et ses belles chaussures, puis degaine son appareil pour me shooter en photo... Je vois pas ce que je peux ressentir a part de l'incomprehension ou du mepris... J'espere que je me gourre, mais je crois pas etre loin de la verite.

 

Et la surprise, en rentrant, au bout d'un petit chemin, on tombe sur une ceremonie traditionnelle Hindouiste. OOuuuaaahhhh con! Je me sens hindouiste des la premiere minute! Je comprends pas tout, mais je suis 100% avec eux. Ils sont super zen les cocos! Si tout le monde etait hindouiste, fini les armes, fini les guerres... On ne retrouve pas la sobriete des eglises (chretiennes ou catholiques) qui restent volontairement simples, sombres, et tristes finalement pour ne pas alterer la serenite du pratiquant. ( Me faites pas dire qu'elles sont moches attention!) On ne se cache pas non plus sous de grands voiles comme dans l'Islam. Ici c'est tout un sourire aussi rayonnant qu'inepuisable, des habits traditionnels blancs ou plus souvent charges en couleur, et meme transparents pour les femmes...

 

 

 

Bon la c'est pas vraiment le gros smile...Mais ca les emballe pas vraiment que je les prenne en photo.

 

 

Tout se passe a l'air libre, c'est tellement mieux, ca respire plus que n'importe ou ailleurs la joie, le bien etre et la serenite... Quelle grace pour ces femmes avec leur pyramide de fruits et de fleurs aux milles couleurs qu'elles apportent au temple en guise d'offrandes. Ils s'aspergent de quelques gouttes sacrees afin de se debarasser des mauvais esprits et de benir leurs offrandes, ensuite ils peuvent penetrer dans le sanctuaire.

 

 

Chacun de mes 5 sens sont sollicites a 300%.
Des odeurs de bouffe et surtout d'encens ennivrantes qui te transportent loin, tres loin te tirant par le bout du nez.
Pour stimuler les papilles, j'ai opte pour de succulents beignets de bananes ecrases et de noix de coco rapees... De la bombe atomique! Rien que pour ca, je veux plus jamais quitter l'Indonesie.
La vue, tu peux regarder dans toutes les directions, t'en prends plein la gueule tellement tout est beau tout est joli!
Au niveau du son, ils sont 25 a jouer une sorte de xylophone ancestral... sans oublier une ou 2 percussions et quelques cuivres. MYSTIQUE, plaisant et envoutant au depart, puis quand les loulous se mettent a accelerer, tu sens ton esprit decoller tres rapidement. Il faut meme fournir un effort, une sorte de resistance a cette musique tant elle est entrainante. Je reste volontairement exterieur a cette "bulle sacree",  mais il suffirait de m'asseoir et de fermer les yeux pour commencer le voyage celeste!

 

De cette ceremonie, de ces gens, et de cette musique, il se degage une forme d'energie que je n'ai encore jamais rencontre auparavent! Tu les sens purs, vides de toutes mauvaises idees,  certains avancent tel des statues, seuls signes de vie, le sourire puis le regard affichant une clairvoyance totale!

 

 

Pour le toucher, a part mon appareil photo et mon beignet a la banane, pas grand chose....
En tout cas UBUD m'aura amene de surprise en surprise,  et je suis maintenant Hindouiste les gars! Je commence des ce soir, je ne tuerai plus jamais...Meme les moustiques peuvent me pomper tout mon sang, je leur ferai desormais des bisous.

Le soir, ma derniere lesson de bahasa avec Tiarra qui a rate son bus (je l'avais pourtant averti...), je sais desormais compter, demander ma direction, commander un repas, et bien sur quelques formules de politesses, ou autres phrases usuelles. De bonne augure avant de reprendre la route solo demain. J'ai besoin d'un peu plus de speed, la journee aujourd'hui a ete un peu trop cool. Un kilometre de marche menant aux eaux fraiches d'une riviere. Et puis la un repas mangue comme je les apprecie tant...

 

 

 

 

 

 

Par greg - Publié dans : realisezvosreves
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